Aller au contenu

Mouillé !

Je m’en souviendrai, de celle-ci.

Ce dimanche, quand j’arrive à la pointe rouge, un peu après huit heures du matin, non seulement les parkings sont remplis, mais les plages sont pleines et il y a un monde fou dans l’eau.

J’arrive au port de la Madrague, chez Archipel, et là aussi c’est compliqué pour se garer. Dingue.

On prend la mer vers Caramassaigne qui semble être la destination. Dommage, j’y ai plongé le week-end dernier. Mais lorsqu’on arrive il y a déjà un peu de monde alors on contourne et on va vers les Impériaux. Celui du milieu a notre préférence. Facile : on fait tout le tour main droite. En théorie.

Je me retrouve en triplette avec Jean-Louis (on a fait le Planier ensemble en avril. Voir Je plane) et Antoine, un plongeur qui tape bien soixante-dix ans. Je me dis que le papi sera peut-être le maillon faible. En théorie.

Je me jette juste après Jean-Louis et direct je perds une palme qui coule sous le bateau. Et mon parachute se déroule. Ca démarre bien !

Une fois ma palme récupérée (merci Jean-Louis) on prend la direction du fond sous un banc de barracudas. Sur le chemin les gorgones sont encore toutes pleines de barbe à papa. Ce n’est que dans les derniers mètres, à quarante cinq, que j’en verrai de propres.

Rien de bien passionnant. Un sar tambour. Une belle éponge jaune.

Antoine et moi suivons Jean-Louis qui nous a dit en surface qu’il connaissait bien le site. Mais on ne prend pas vraiment main droite. Au bout de vingt minutes mon ordinateur indique plus de dix minutes de palier, on a un peu traîné au fond, et Jean-Louis indique qu’il est perdu. Pas grave, on est tous autonomes, on va faire notre palier en pleine eau. Moi j’adore ça, ne voir que du bleu.

J’entame ma remontée et Antoine est tout proche. Soudain Jean-Louis replonge vers quarante mètres sans se retourner. Mais qu’est-ce qu’il fait ?!!

Antoine me regarde et fait non avec le doigt. J’acquiesce. On est chargés d’azote, on ne suit pas. On voit des appels avec une lampe. Je réponds avec la mienne. Et puis plus rien.

Une fois à neuf mètres je tire mon parachute et on attaque le palier. Antoine est finalement un plongeur de qualité. Je cherche du regard sous moi mais plus de signe de Jean-Louis. Il a eu un problème ? Il est en difficulté au fond ? On ne sait pas. Je ne suis pas très à l’aise.

Une fois le palier terminé (dix minutes c’est long quand tu cogites…) on fait surface. On a dérivé jusqu’au Impériaux du large ! Plus de cinq cents mètres. On rentre à la palme.

Sur le bateau j’interpelle Sébastien : on a perdu Jean-Louis. Plusieurs personnes scrutent immédiatement l’eau. Au bout de quelques minutes un parachute et une tête apparaissent tout au bout des impériaux. Probablement Jean-Louis. Il mettra dix bonnes minutes à rentrer lui aussi à la palme.

Il m’a gâché ma plongée. Je pense que je ne plongerai plus avec lui. Explication : il voulait retrouver la roche pour s’orienter puisqu’on étaient perdus. Je n’aurais jamais fait ça. Un autonome qui veut rester en sécurité avec sa palanquée ne fait pas ça.

Mais j’ai tout de même ressorti ma semi étanche et je suis ressorti mouillé. J’adore. 😁

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *