Encore un peu et le planning partait à la poubelle.
Je replonge ce matin, pour la dernière, avec Florian, très bon plongeur qui était là hier. Et puis il y aura deux autres allemands.
Le couple fera les grottes (c’est un peu leurs Moyades locales 😅). Florian et moi on sera lâchés plus au sud-est et on se retrouvera, après avoir longé le récif, sous le bateau.
En rigolant, je dis à Drogo : “si on le retrouve”. Il ne sait pas à qui il a affaire 😂.
Florian ouvre sa bouteille. Ca fuit. Deux trois autres tentatives et ça fuit encore. Pourtant avant de partir il l’avait testé et j’étais là. Un grand moment de solitude nous saisit. Quoi faire ? Je sais que, au pire, je peux toujours aller à l’eau tout seul mais ce n’est pas la solution.
Nouvelle tentative et cette fois le joint tient. Ok. Sous pression ça ne bougera plus. On se jette et on sonde. On commence par le canyon, on prends main gauche pour trouver une ancre qui est notre point de repère pour trouver le récif
Au bout de dix minutes, pas d’ancre. Ca part fort. Avec le compas je prends au cap trois cent dix pour trouver le récif. Et on tombe dessus. Je m’épate moi-même !
On fouille. Je trouve une petite murène mais tellement planquée que je parviendrai pas à la photographier.

J’en déniche une encore plus petite (sa tête est grande comme une phalange de mon auriculaire !!). Je n’en avais jamais vu de si minuscule. Flippée, elle recule dans son trou et ne ressortira pas.
Et puis clou de la visite je trouve un doris dalmatien ! Ca sera mon unique en Adriatique. A terre, Drogo me dira qu’ici, ce nudibranche est appelé “la vache”.

Comme quoi, les tâches aussi c’est très subjectif…
On termine le récif et en théorie on arrive entre deux bouées. Et le bateau est sur l’une des deux. Ca semble facile !
On s’approche du rivage car la profondeur approche des cinq mètres. Mais j’ai beau chercher, pas de bouées. Comme il nous reste encore de l’air ça serait dommage de terminer là. J’indique à Florian que je vais faire surface pour vérifier ou on est.

Aussitôt dit… Eh bien, on est pile entre les deux bouées et l’entrée de la grotte est devant nous. Je ne me reconnais pas. Trop fort !
Je rejoins Florian au fond et on décide de faire une visite de la grotte avant de rentrer. Mais on ne la trouvera jamais 😂. Fallait ça pour que je me reconnaisse.
On grenouille dans des petits canyons (je trouve au fond un tuba tout neuf) puis je finis par tirer mon parachute pour faire surface. A dix mètres du bateau, que je n’avais pas vu. Encore plus fort et Florian me félicitera.

On est tout juste dans le bateau que l’autre palanquée arrive déjà. C’est finit. On rentre, je plie, je paye, une bonne poignée de main à tout le monde.
Un peu de tristesse d’en terminer mais cette dernière était assez étonnante pour me donner le sourire.
Je rentre et je mets tout à sécher pour ne pas emporter de surcharge d’eau dans l’avion.

Demain avant midi j’aurai totalement désaturé.
Merci pour le partage de ton voyage , bises
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