Aujourd’hui c’est fête !
Ce matin, direction Marseille. La côte bleue et les champs de posidonies ça va cinq minutes.
En allant chez Archipel plongée, je récupère ma pony, gonflée à cent quatre-vingts bars !
La météo était triste sur la route mais au bord de mer c’est mieux et ça se dégage. Quand j’arrive j’ai du mal à me garer : que des plaques hors des Bouches-du-Rhône. Les touristes sont déjà là.

Au programme : le phare du Planier. Et mes deux binômes sont d’accord pour descendre et faire le tour des trois épaves. Ça sent la plongée bonheur.
Une fois sur place, il est prévu de partir les premiers, sans attendre le briefing sécurité. C’est comme dans les avions : au bout du troisième tu as compris le principe, plus besoin d’écouter.
On se jette à l’eau les premiers, on palme un peu pour se caler avec les bons amers (l’épave du Messerschmitt Bf 109 n’est pas balisée). Avec ma pony sur le ventre, je ne suis guère hydrodynamique alors je me cale sur le dos, c’est moins fatiguant.
Voilà presque six ans que je n’ai plus vu cette épave (voir Tiercé gagnant) ! Je suis ravi !
Lors de la descente, un peu mal au bas du dos, toujours à droite mais moins fort qu’hier. Par contre je l’ai ressenti jusqu’à quinze mètres.
On arrive au fond : dégouté, il y a déjà du monde. Il faut dire que des bateaux étaient déjà là quand on est arrivés.

Pas grave, je profite tout de même de la visite, à quarante trois mètres. Il y a plein de vie : chapon, petit mérou brun et un homard bien dodu sous l’aile gauche (qui est à tribord car l’avion est renversé sur le dos).

Une fois le tour terminé on rejoint le tombant et on passe près du Chaouen. Quelle misère ! Avec toutes les tempêtes ces dernières années, non seulement il a cassé son mat de charge mais en plus il s’est maintenant retourné. Il n’y a plus que la coque en vue. Triste.

On fait toute de même une petite pénétration dans une cale.

Et puis on fait un petit tour au dessus du Dalton. Il reste peu d’air à Jean-Louis et mes binômes n’ont pas de pony, ils auront plus de décompression, pas le temps de s’attarder.
On profite encore un peu de la géologie et des poissons qui animent la scène. Fin de palier sous le bateau (moi je n’ai déjà plus de palier, merci la bouteille de décompression). Il y a un monde fou en dessous de nous. Les touristes sont là et ils sont sous l’eau 😝

Une belle plongée, presque une heure sous l’eau et retour sous le soleil.
C’est dimanche : en rentrant je passe voir une amie à l’Estaque et on partage quelques panisses, spécialité locale 🤪

Bonheur sur toute la ligne
Album complet ici : Plongée au Planier