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Il était temps

Mais pourtant c’était loin d’être parfait.

Cinq mois sans plonger, ça fait long. L’hiver n’en finissait plus et ce matin je vais remettre les palmes dans l’eau.

Direction Sausset, je retourne plonger chez Thierry, chez qui j’avais fait quelques plongées techniques lors de ma formation niveau quatre (voir ).

La météo est parfaite. Ciel intense et mer calme.

J’arrive un peu en avance, je fais un petit tour au port pour profiter du fait qu’il soit encore vide.

Allez, c’est parti, le bloc est gréé, on prend la mer. Je me doutais que l’eau ne serait pas trop chaude, je plonge en étanche.

Thierry nous emmène vers un site que je ne connais pas : l’Aragnon

Je serai en binôme avec Sabine, une habituée. On est largués les premiers, le reste du bateau est rempli par un club avec pleins de débutants, ils seront lâchés près de l’île.

Mise à l’eau facile, l’eau est fraîche mais sans plus. 17°.

On coule, et dès cinq mètres, jusqu’à sept ou huit mètres, la petite gêne en bas du dos se réveille. Mais curieusement cette fois c’est à droite, et ça c’est nouveau. La douleur me paraît plus intense que les fois précédentes. Mon corps me rappelle que je n’ai pas assez plongé !

On se retrouve vers seize ou dix-huit mètres et on palme contre un petit courant de face au dessus de posidonies. Ça dure. Je me dis que Thierry nous a lâché un peu loin du tombant et qu’il faut le retrouver.

En fait non. Pas de tombant. Ça n’ira pas plus bas. On va passer cinquante minutes entre quinze et cinq mètres, à palmer au dessus du sable et des herbiers. Certains verront un mérou, un corb ou une pieuvre. Nous pas. On tombera tout de même sur un doris dalmatien. Et je verrai mes copines les castagnoles 😁

Et puis j’ai quand même fait de très belles images du sable 🙄

Ça fait toujours une plongée de plus. Loin d’être la plus belle. Et pour une plongée de reprise, je dois dire que c’était vraiment idéal. Rien à penser, aucun instrument à surveiller, limite ennuyeuse.

Une fois sorti de l’eau, comme j’ai un peu de temps, je prolonge mon chemin jusqu’à la pointe rouge pour faire gonfler ma pony à soixante pour cent d’oxygène. Je la récupérerai demain.


Album complet ici : Plongée à l’Aragnon