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Cette fois c’est certain.

L’été est arrivé.

J’arrive à Marseille à huit heures et il fait déjà vingt-cinq degrés. Au CIP, à peine arrivé, j’entends parler des Moyades. Ah, pitié, j’espère qu’on va aller ailleurs !!

Je suis sur un bateau avec uniquement des niveaux trois et mon binôme est un local nommé Florian. Malgré tout il plonge peu, mais il a fait sa plongée de reprise il y a quatre jours.

Je propose Caramassaigne et finalement mon idée l’emporte 😁. D’ailleurs en dépassant les Moyades on y verra déjà trois bateaux. Il y aurait eu foule.

Sur le trajet j’ai déjà chaud en étanche. J’ai plongé ici quelques fois ces derniers mois (voir Perdu en mer et Étanche. Test un.). C’est un site sympa qui peut aller profond.

Je me jette à l’eau parmi les premiers, et mon thermomètre indique vingt et un degrés. Il va peut-être falloir ressortir la semi-étanche.

On coule directement au fond et je vois que Florian suit, sans broncher. Ah, tiens la petite douleur au bas du dos revient aujourd’hui. A douze mètres elle est encore là puis elle disparaît avec la profondeur.

On tape le fond.

Sur le sable, il y a une mostelle, tranquille.

Je suis surpris : même à plus de quarante cinq mètres il y a encore plein de barbe à papa sur les gorgones. Pourtant les années précédentes, passés les vingt-cinq mètres l’eau froide l’empêchait d’apparaître. Ce n’est pas bon signe pour la vie marine.

On remonte car on commence à charger en azote : déjà dix minutes de palier. Après le plateau à trente mètres, je sors la boussole et on arrive à retrouver le tombant. Je deviens bon en orientation !!

On croise une murène.

On longe tout le tombant en faisant notre palier, dans six mètres d’eau. Et c’est le festival de mérous. Une famille entière : un mâle, probablement deux ou trois femelles et peut-être des jeunes. Six en tout.

A la fin du palier, on s’éloigne de la roche, je tire mon parachute et on cherche le bateau. Au loin, un ban de bécunes qu’on distingue à peine.

On sortira presque à la seconde bouée (celle où j’ai attendu avec le viking,  voir Perdu en mer)

Sur la route du retour on voit le ballet des hélicoptères bombardiers pour éteindre un feu naissant dans les calanques.


L’album complet est visible ici