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Retour à la maison.

Je retrouve mes marques

La météo est au beau, il fait chaud depuis plusieurs jours, je m’étais dit que j’allais ressortir la semi étanche. Et puis hier soir, j’ai eu un doute et j’ai vérifié la température de l’eau à Marseille. Seize degrés. Finalement j’ai mis l’étanche dans le sac.

La météo est vraiment parfaite, aucun nuage et le vent est tombé. Retour à Carry-le-rouet chez Gilles. L’arrivée sur la mer est toujours à couper le souffle.

Gilles vérifie mon certificat médical : périmé hier, je n’avais pas fait attention à ce détail. Mais il me laisse plonger. Ouf !

Je plonge avec deux grenoblois, niveau trois, mais dont la dernière plongée date d’un an. On ne sera que six sur le bateau et la configuration des palanquées nous mène sur l’Elevine, déjà plongée souvent (voir Baptême ! ou Essai peu concluant).

Une fois sur site, prêt le premier, je me jette à l’eau. Les mains sont vite saisies de froid, on aura même quinze degrés, au fond. Comme je connais le site, mes camarades comptent sur moi pour visiter. Va falloir que j’assure pour qu’on ne se perde pas. Heureusement que j’ai un compas sur mon ordinateur de plongée !

On sonde dans quinze mètres et on va chercher le tombant. Très vite on tombe sur une rascasse, pas farouche : mon phare sera à moins de cinquante centimètres pour la photo. D’ailleurs elle n’apprécie pas que je me rapproche et le montre en dressant sa crête.

La descente se poursuit et en dessous des trente cinq mètres c’est la purée de pois. Inutile d’aller plus bas.

Sous un rocher je déniche un poulpe !! Je suis ravi car j’aime beaucoup ces animaux. Derrière lui, une mostelle se cache et je devrai attendre un peu pour qu’elle daigne se montrer.

Comme c’est une reprise pour Thierry et Hubert on a décidé de ne pas faire de palier. La remontée se fait progressivement. Au bout de trente minutes, ils ont très froid tous les deux mais veulent poursuive. Moi, je suis au chaud, pas de problème 😁.

Un ban de saupes, des anthias et des castagnoles, comme toujours. On n’aura pas vu les mérous que l’autre palanquée croisera. Dommage.

On grenouille entre cinq et dix mètres histoire de consommer encore du gaz. Puis soudain l’un d’eux me tire la palme : trop froid. On se regroupe et on fait surface, à trente mètres du bateau. Merci le compas !

Sur le chemin du retour on croise plein de voiliers. Mais il n’y a quasiment pas de vent, la mer est d’huile et ils sont tous regroupés sans vraiment pouvoir avancer.

Une plongée où je croise un poulpe est forcément une belle plongée. Je me demande si je n’ai pas vu plus de vie aujourd’hui qu’en quinze plongées en Croatie !


L’album complet est visible ici


1 commentaire pour “Retour à la maison.”

  1. Comme quoi l’herbe parait + verte ailleurs mais qu’on est aussi bien à la maison ^^
    Toujours un plaisir de lire tes petits blogs
    Bises à vous deux

Les commentaires sont fermés.