J’emmène papi en promenade.
Philippe ne sera pas là cette après midi, Olivier me colle avec Christian. Vieux plongeur, avec du bon matériel, qui plonge souvent. Je me dis que ça va le faire même si on va sur un site multiniveaux (il y a des formations niveau deux et trois à bord).
Christian me dit qu’il aime prendre son temps. Moi non plus je ne suis pas partisan de faire des sprints à la palme, ça me va.
On arrive sur le site de la pierre percée, on s’équipe. Soudain un énorme catamaran arrive et ancre à vingt mètres de nous ! Encore un touriste qui ne connait pas la législation (il arbore un pavillon allemand). Il est interdit de naviguer à moins de cent mètres d’un bateau battant le pavillon alpha, bleu et blanc, des plongeurs …

Comme je suis prêt le premier, je me jette à l’eau et je palme vers le catamaran. “Vous parlez français ?” Et le gars, français, m’explique gentiment qu’il connaît la règle et qu’il part dans quinze minutes. En espérant qu’il ne blesse pas un plongeur avec son ancre ou ses hélices : on n’est pas les seuls plongeurs, il y a du monde, dessous …
J’attends Christian. Il sera prêt le dernier, il se met à l’eau, me rejoint et demande quelques instants de répit car il est essoufflé. Essoufflé après dix mètres de palmage en surface ? Il va falloir que je le surveille.
On descend très tranquillement (je vais tout de même faire sept stops pour l’attendre avant d’arriver au fond !). Le gars plonge verticalement, il est clairement trop lesté : je vois mal comment il va arriver à avancer en palmant dans cette position !

La pierre percée est belle : c’est un très gros rocher, posé sur le sable, fendu en deux et la faille est pleine de gorgones. Peu de vie. On tourne un peu autour, et on remonte gentiment vers l’arche dont Olivier nous a parlé. On la trouvera, dans les 3m. L’eau est chaude près de la surface, c’est un peu comme nager dans son bain.
On fera une plongée de 30 minutes, le reste passé à se promener sous le bateau. Rien à voir. Une satisfaction tout de même : tirage de parachute nickel. J’étais dans l’eau, c’est toujours ça de pris : mieux vaut une plongée ratée qu’une bonne journée au boulot !
Une fois sur le bateau, Christian me dit qu’il est lesté avec sept kg, je lui fais gentiment remarquer qu’il devrait, peut être, revoir son lestage.
Vivement demain matin.